Son parcours est l’histoire d’un chemin initiatique.

Dans sa petite enfance, elle vit de façon très intuitive et innocente, dans un environnement épanouissant en état d’union avec la nature. Dès l’âge de 5 ans, des questions intérieures aux réponses intuitives et fulgurantes, la traversent. Elle distingue le non-né, de la manifestation dans ce monde.

A l’âge de raison, le drame de la séparation familiale, la plonge dans la souffrance, l’incompréhension du monde des adultes et de leurs façons de relationner. De l’harmonie, au chao, le malaise intérieur s’installe. L’angoisse et l’anxiété la plongeront lentement dans l’expérience d’une extinction de son véritable potentiel. Les expériences mystiques se multiplient, la lucidité sont comme des coups d’épée dans le brouillard de son histoire.

A l’adolescence, la question de la relativité de l’humain au travers de ses sens limités, la projette dans une incompréhension de ce monde, des normes, des enseignements scolaires. Elle commence à vivre secrètement la comparaison entre la norme et la Connaissance véritable, cédant au doute et à la mésestime d’elle-même, pour finir par s’identifier au personnage qui s’est forgée en elle.

C’est jusqu’à l’âge d’être mère qu’elle se soumet à la victimisation, totalement paralysée par la noirceur du jeu dans lequel elle est noyée. L’histoire se fissurera progressivement à la naissance des enfants, pour finalement prendre la tournure d’un choc violent qui mettra fin à cette irrespirable situation.

Le yoga vient à elle. Plusieurs directeurs d’école de yoga lui demandent d’enseigner et simultanément la maladie l’oriente vers la médecine traditionnelle indienne, l’ayurvéda. Ses voyages en Inde se multiplient, lui ouvrent d’autres perspectives, la guident vers le dépouillement des couches de croyances, les prises de décision pour cesser de survivre et retourner à l’union intérieure de ses premières années. La dureté des expériences ne cesseront d’arracher tout le superficiel et surtout l’aspect erroné de ses perceptions.

Les expériences mystiques s’accroissent, son premier maître spirituel apparaît et en quelques mois les Samadhi se succèdent jusqu’à l’expérience du non- manifesté . Nommée Acharya et promise au titre de Swami, elle rejette un temps la tradition, délaissant ses titres et connotations. Son parcours d’enseignante de yoga et guérisseuse, évolue jusqu’à la pleine intégration de son rôle d’enseignante spirituelle, renonçant à toute attente personnelle. Elle fonde dans la plus grande simplicité, le Centre spirituel Maha Yog’ au sein de la maison familiale. Elle consacre son temps à la dévotion et y développe un lieu-ressources et d’expérimentation pragmatique (Karma Yoga). Elle enseigne, Sakshi yog’, une voie yogique qui découle de ses propres réalisations spirituelles et des enseignements qu’elle réceptionne par canalisation. Son temps est dédié à l’écoute des besoins les plus prégnants des personnes qu’elle accompagne et au montage de projets leurs permettant d’aller découvrir et incarner l’expression de leur identité unique (Âme). Sa présence et son action sont orientés vers la fondation d’une humanité plus consciente, cohérente et harmonieuse dans l’alignement avec l’ordre divin.

Elle se dévoue à la coopération avec d’autres intervenants spirituels, reliés à la pratique traditionnelle hindouiste, pour complémenter la vision et les apports de ses enseignements: Vaidya (Médecin de la médecine traditionnelle indienne/Ayurvéda), Acharya (Maître d’une discipline reconnue par les textes traditionnels védiques), Swami (Maître réalisé et enseignant spirituel), Brahmanes (Enseignants, prêtres hindouistes,) …

Le parcours initiatique continue.

Bien qu’attachée à la tradition authentique hindouiste, elle conserve également sa propre liberté et originalité, en remettant régulièrement en cause, la réalité de ce monde en cette ère et de ses paradoxes. Elle pose désormais la question: “Quel maître osera avouer que la confusion, les contractions puis expansions perdurent parfois, au delà d’un titre? Tant que la conscience est là, le jeu est! Alors à quoi sert toute cette recherche spirituelle?” Et elle y répond délibérément ainsi: ” A rien! A rien, qui ne puisse être compris par l’étroitesse de l’égo, ni la limitation du mental. Alors continuons à jouer et jouir de la simplicité de la spontanéité, de l’élan du présent, qui sont la véritable expression de la vie saine. Comme l’enfant apprenons à accueillir ce qui est limité et illimité, les paradoxes et les moments de clarté, les attachements et les détachements, sans hiérarchiser, sans évaluer. Osons aller vers ce qui nous rend simplement heureux. Bienvenue dans la vie Humaine!”.