De la sacralisation à la nudité

ou la mise à mort de l’illusion

Au cours de ma vie, la question de la sacralisation s’est invitée et a poussé à l’expérimenter sous divers aspects jusqu’à ce que le sujet soit en moi répondu.

Tout a démarré d’une question bien mentale ! Celle du sens de l’existence.

C’est alors que certains sociologues, ayant poussé la réflexion jusqu’à envisager que la désacralisation désenchantait le monde, que je me suis emparée de cette pensée toute faite, pour tenter de donner un sens louable et valeureux à ma vie !

Ainsi démarra pendant plusieurs années, le ré-enchantement de mon monde par la sacralisation !

Ainsi, débuta la naissance d’une nouvelle facette égotique (illusoire), qui au lieu de me conduire vers moi-même, m’a mené vers la construction d’un nouveau monde, d’une nouvelle identité, de nouvelles croyances que je croyais salvatrices et porteuses de sens pour le meilleur de tous !

Voilà comment naissent les mouvements sociaux, écologiques, politiques, philosophiques, spirituels, culturels dogmatiques et passionnés, qui au lieu d’unir, entretiennent l’illusion de la séparation. Et c’est dans l’entretien de ces conflits aussi bien intérieur, qu’extérieur, qu’est bloqué la mise en lumière de notre véritable nature!

Je suis tombée dans ce piège ! Jusqu’à ce que le masque tombe et que l’expérience de la nudité intérieure apparaisse !

De là découle la forme dénudée de tout attachement au sacré qui alimenterait l’identification à une appartenance quelconque.

Introduire le sacré dans l’existence humaine pour enchanter le monde, soulage et nourrit les besoins égotiques.

Sortir de la sacralisation pour voir ce qui doit être vu et reconnu en nous sans fioriture, guérit.

Il n’est pas question de prôner que la sacralisation serait mal et la désacralisation serait bien. Il est question de voir que les deux n’ont pas la même finalité.

Et comme ma démarche est celle du dépouillement de ce qui encombre la rencontre avec son être essentiel, la sacralisation, ne fait plus partie de l’approche que je  propose.

Stéphanie